MOTION DE SOLIDARITE AVEC HAITI OCCUPEE OPPRIMEE REPRIMEE
Une vague de manifestations
Depuis le1er mai, Haïti est secouée par une vague de manifestations rassemblant plusieurs milliers de participants à Port au Prince et dans plusieurs villes de province.
Les raisons de la colère
1) Le vote d’une loi sur l’état d’urgence, loi anticonstitutionnelle à double titre :
- Elle transfère la réalité du pouvoir à une « Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti » (CIRH) comportant des étrangers, ce qu’interdit la constitution.
- Elle consacre la suppression de libertés fondamentales dont la liberté de réunion, la liberté de manifestation, la liberté d’association et favorise encore plus la pénétration en Haïti des multinationales étrangères.
2) Le vote d’une loi prolongeant jusqu’au 14 mai 2011 le mandat du Président Préval devant constitutionnellement expirer le 7 février 2011, au cas où les élections à la Présidence, au Parlement etc. n’auraient pas lieu à la fin de cette année.
Si ces manifestations sont fortement suivies, même si certains essayent de les utiliser à des fins d’ambition personnelle, c’est parce que le peuple reproche au Président en place et à son équipe gouvernementale d’avoir vendu le pays aux puissances étrangères et de n’apporter aucune réponse à ses problèmes dramatiquement urgents :
- Plus de 3 mois après le séisme du 12 janvier, rien n’est fait pour accueillir les sinistrés dans des abris provisoires acceptables alors que se profile un cortège de plus de 10 cyclones.
- Les prix des produits de première nécessité connaissent une flambée vertigineuse.
- La privatisation des entreprises publiques s’accélère comme celle de Téléco (Télécommunications d’Haïti).
- Beaucoup d’écoles ne sont même pas encore déblayées !
- Les milliards récoltés dans les campagnes de solidarité internationale après le séisme profitent beaucoup plus à la foule d’ONG présentes en Haïti qu’aux sinistrés eux-mêmes.
- Les dépenses affichées par la « Communauté internationale » bénéficient bien plus à ses ressortissants et à ses entreprises qu’à la population sinistrée.
LA REPRESSION COMME SEULE REPONSE
Ces manifestations sont sujettes à de multiples provocations (infiltration en leur sein de bandits et de voleurs pour les discréditer et les faire dégénérer) et à la répression (mort d’un jeune manifestant le 17 mai).
Le lundi 24 mai, aux environs de 15h (heure d’Haïti) les soldats Brésiliens de la MINUSTAH ont fait, en toute illégalité, irruption dans l’espace inviolable de la faculté d’ethnologie de l’UEH (Université d’Etat d’Haïti). Ils ont arrêté, humilié, piétiné, battu l’étudiant en 3ème année d’anthroposociologie Frantz Mathieu Junior, membre du GREPS (Groupe de Réflexion sur les Problèmes Sociaux).
La MINUSTAH a commis ainsi un acte anticonstitutionnel et criminel qui constitue un affront grave, non seulement à l’encontre de l’étudiant victime et de la communauté universitaire, mais à l’encontre de tout le peuple haïtien. Cet acte justifie une fois de plus la nécessité impérieuse de son départ et de celui de toutes les forces d’occupation.
Il justifie pleinement la tenue de la journée internationale du 1er juin 2010 en solidarité avec Haïti, pour la reconquête de sa souveraineté nationale.
Pointe à Pitre, le 28 mai 2010.
Les organisations et personnalités soussignées
Haïti : CATH – CTSP – MODEP
Guadeloupe : CGTG – MOUVMAN NONM – TRAVAYE é PEYIZAN – UGTG
Guyane : UTG
Martinique : AOP – UGTM
Ste Lucie : NWU
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RESOLUTION
Les Représentants des Organisations soussignés,
Après avoir entendu les rapports des camarades d’Haïti, représentants d’organisations syndicales et populaires, concernant la situation actuelle dans ce pays, à savoir :
1) Le vote d’une loi sur l’état d’urgence, loi anticonstitutionnelle à double titre :
- Elle transfère la réalité du pouvoir à une « Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti » (CIRH) comportant des étrangers, ce qu’interdit la constitution.
- Elle consacre la suppression de libertés fondamentales dont la liberté de réunion, la liberté de manifestation, la liberté d’association et favorise encore plus la pénétration en Haïti des multinationales étrangères.
2) Le vote d’une loi prolongeant jusqu’au 14 mai 2011 le mandat du Président Préval devant constitutionnellement expirer le 7 février 2011, au cas où les élections à la Présidence, au Parlement etc. n’auraient pas lieu à la fin de cette année.
Le lundi 24 mai, aux environs de 15h (heure d’Haïti) les soldats Brésiliens de la MINUSTAH ont fait, en toute illégalité, irruption dans l’espace inviolable de la faculté d’ethnologie de l’UEH (Université d’Etat d’Haïti). Ils ont arrêté, humilié, piétiné, battu l’étudiant en 3ème année d’anthropo – sociologie Frantz Mathieu Junior, membre du GREPS (Groupe de Réflexion sur les Problèmes Sociaux).
- Se déclarent solidaires du combat des Travailleurs et du Peuple haïtiens ;
- Décident, dans le cadre de la poursuite et du renforcement de cette solidarité, d’appeler à une CONFERENCE CARIBEENNE ;
- Cette CONFERENCE CARIBEENNE sera organisée en deux temps : une première rencontre les 17 et 18 mai 2011, au Vénézuela ; une deuxième rencontre, les 17 et 18 novembre 2011, au Cap Haïtien (Haïti).
Cette CONFERENCE sera préparée par l’envoi de délégations dans les différents pays du Bassin Caribéen, avec pour objectifs de s’assurer de la participation effective de représentants des travailleurs et d’organisations populaires de ces pays.
Cette CONFERENCE s’inspire des travaux de la COMMISSION INTERNATIONALE d’enquête, mise en place en décembre 2008 à Pétionville (Haïti). Elle s’appuie également sur l’initiative de la « CONFERENCE MONDIALE ouverte contre la Guerre et l’exploitation » appelée par l’ENTENTE INTERNATIONALE…
Pointe à Pitre, le 28 mai 2010
Haïti : CATH – CTSP – MODEP
Guadeloupe : CGTG – MOUVMAN NONM – TRAVAYE é PEYIZAN – UGTG
Guyane : UTG
Martinique : AOP
Ste Lucie : NWU

ki jounal an ka li, ta haiti kont pwofitasyon, an ped
ola an yé mèm, a pa la gwada enko