décembre 1, 2009

JENES KONT PWOFITASYON !!!

  Jenn Gwadloup lè la rivé ! An nou aji avan twota maré nou ! Sitiyasyon-la grav pou jénès an nou !

« Keskiyanna ? »

On jénès ki normalman dwèt-èt rèprézanté dèmen an péyi ay, on jénès ki pou vin gran fanm é gran nonm a dèmen, on jénès ki pou rèprézanté fôs a travay, on jénès kon admiral ka di, ki dwèt-èt fôs a péyi-la. Sé li menm ki jodila ka hélé mizè é dézèspwa «an pa ni hak a pèd an la ka surviv».

 Sitiyasyon la vrèman grav ! «Ola nou soti? Ola nou kay ?»

Diféran trip ka tchouyé jénès an nou : 

  • Ti manni fennyan an nou la
  • Manni fè lékol dèyè tablo-la
  • Pa sav ki moun nou yé é enki adopté tout mès é labitid étranjé (sa yo ka kriyé « aliénation »)
  • Yo fèmé nou adan diféran lajol: alkol, dwog, vyolans, chomaj… é nou lésé nou alé adan
  • On jénès oubliyé ki ka sibi enjistis
  • Lajan ka fè défo
  • Nou pèd valè a nonm
  • Mank dè motivasyon pou pran péyi-la an men padavwa yo fè nou kwè nou pa kapab
  • Yo fè nou konprann sa pli bèl réisi tousèl «konplo a nèg sé konplo a chyen » é « sé zanmi ki fè si krab pa ni tèt »
  • On jénès ki lè’ y vlé rivé a bout i ka rètrouvé-y  tousèl é ki bizen tann « kontinyé goumé zanmi! » é dot ankô…

Mésyé gèy vi an nou! Gèy jénès an nou ! «ki wol sa menm?» Nou las épi sitiyasyon lasa ! Sé pousa JKP ka bay la vwa jodila. I lè pou nou responsabilizé nou é pousa nou bizen

-        Afiwmé nou rètrouvé nou é fè yo rèspèkté nou. Jodila, nou las atann si moun,

-        On lédikasyon adapté a kilti an nou é istwa an nou,

-        Fè konsyans maché,

-        Konnèt nou,

-        Rètwouvé on lawmoni,

-        Vin nonm é fanm doubout,

-        Woupwan konfyans adan nou, adan pèp an nou, adan divini an nou é ta péyi an nou.

 Nou vlé vwè pèp-la lévé ! «Ka-y di ? Ka-y ka fèt ?» 

Objektif an nou :

  1. Sé ké kréyé on lékôl mawon pou pé rèsponsabilizé jenn gwadloupéyen,
    1. Ranfowsé solidarité,
    2. Kréyé on rézo a guadeloupéen,
    3. Aprann on jenn a afiwmé-y an tan kè guadeloupéen pou-y pé pran péyi ay pou ta-y
    4. Kréyé on sendika a étidyan, liséyen, koléjyen
    5. Kréyé dé manifestasyon kiltirèl artistik spowtif adan lèspwi JKP pou mèt jénès la a lonè é sa osi adan lé médya (radyo, télé, enternèt)
    6. Nou pati pou goumé Kont Tout Pwofitasyon ! Jènn chomè é travayè ka sibi (diskriminasyon a lanbôch, pwoblèm pou enséré an sosyété-la…) 

Pou sa nou bizwen fôs, nou bizwen zôt, nou bizwen jénès a péyi lasa !                                                                                                                                                                                                                

 Lapwent, 18-11-09

J.K.P.

novembre 8, 2009

Discrimination professionnelle, Harcèlement moral, Entrave de l’exercice syndical à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pointe – à – Pitre

UNSA – Union Régionale de GUADELOUPE

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Monsieur le Préfet de Région
PREFECTURE de la Guadeloupe
Palais d’Orléans
Rue LARDENOY
97109 BASSE TERRE CEDEX

Objet : Discrimination professionnelle, Harcèlement moral, Entrave de l’exercice syndical à la Chambre de Commerce et d1ndustrie de Pointe à Pitre

Pointe-à-Pitre, le 4 novembre 2009

Monsieur le Préfet,

Suite à notre entretien téléphonique de ce jour, j’ai l’honneur de vous faire parvenir les éléments d’appréciation suivants concernant notre représentante syndicale, Conseiller Technique de Formation la chambre de Commerce et d’Industrie de Pointe-à-Pitre, Patricia CHATENAY-RIVAUDAY.

En effet, voilà plus de deux ans que Bernard GAUTHIER – Président National SNAPCC/UNSA et moi-même en Guadeloupe, intervenons auprès de la CCI de Pointe-à-Pitre pour trouver une solution pérenne aux problèmes d’ordre relationnels et professionnels rencontrés par notre camarade, malgré sa saisine de la HALDE en date du 19 mai 2009. Une rencontre s’est déroulée le 2 octobre dernier avec M. Joseph DRACON Directeur Général, et malgré les promesses faites, aucune suite concrète n’a été donnée aux revendications de Madame Chatenay-Rivauday.

Pire, pour toute réponse, notre camarade fait l’objet d’une sanction disciplinaire (Cf courrier du 30 octobre remis en main propre le 3 novembre à l’intéressée).

Il nous semble à l’évidence des éléments suivants que la Direction de la CCI de Pointe-à-Pitre est toujours en position de harcèlement et de discrimination à l’encontre de Patricia Chatenay-Rivauday :
- Entrave à l’exercice syndical (Art. L. 410 et suivants du Code du Travail) ;
- Atteinte au fonctionnement et à la communication de l’Instance Représentative du Personnel du SNAPCC/UNSA, syndicat majoritaire siégeant à la Commission Paritaire Nationale ;
- Discrimination (Art. L.462.1 et suivants et L.481.1 et suivants du Code du Travail) et de
- Harcèlement moral (Art. L. 122-49 du Code du Travail).

Suite à ce constat, nous exigeons :

- L’annulation immédiate de cette mise à pied conservatoire et de cette procédure disciplinaire injustifiée ;
- L’arrêt immédiat de toutes les pratiques de discrimination et de harcèlement à l’encontre de notre représentante Patricia CHATENAY-RIVAUDAY en sa qualité de Déléguée Syndicale SNAPCC-UNSA ;
- Le règlement immédiat et définitif de tous les dysfonctionnements touchant au bon exercice de sa fonction de Conseiller Technique de Formation au sein du Département Formation de la CCI de PàP.

En tant que représentant de l’Etat, je vous demande, Monsieur le Préfet de Région, d’intervenir auprès de la Présidente afin de mettre un terme à ses agissements envers notre camarade.

Dans l’attente d’une médiation rapide et efficace de votre part, recevez, Monsieur le Préfet, nos salutations.

Gérard ALIDOR
Secrétaire Général UNSA GUADELOUPE
Président de l’ARACT GUADELOUPE

*******

Syndicat National Autonome du Personnel des Chambres de Commerce Union Nationale des Syndicats Autonomes

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A l’attention de
Monsieur le Préfet de la Guadeloupe
PREFECTURE
Palais d’Orléans
Rue de Lardenoy
97109 BASSE TERRE CEDEX

Paris, le 5 novembre 2009

Objet : DISCRIMINATION PROFESSIONNELLE, HARCELEMENT MORAL et ENTRAVE A L’EXERCICE SYNDICAL A LA CCI DE POINTE-A -PITRE

Monsieur le Préfet,

En ma qualité de Président du SNAPCC-UNSA, je sollicite d’urgence votre intervention ainsi que celle des Tutelles Nationales de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pointe-à-Pitre pour que les inquiétantes et persistantes conditions de travail de notre représentante Patricia CHATENAY-RIVAUDAY, Conseiller Technique de Formation, soient définitivement réglées.

En effet, voilà de nombreux mois et après diverses correspondances que Gérard ALIDOR, Secrétaire Général de l’UNSA GUADELOUPE, et moi intervenons auprès de la CCI de PAP pour trouver une solution pérenne à ses problèmes qui ont empiré depuis le 19 mai 2009, date de sa saisine de la HALDE.

Malgré mes tentatives, je n’ai pas pu m’entretenir téléphoniquement avec Mme Colette KOURY, Présidente de la CCI de PAP, qui m’a fait parvenir un courrier en date du 19 octobre 2009 (arrivé à Paris le 27 octobre 2009 – voir copie jointe) dont les termes me laissent perplexe quant à l’obligation de respect du statut national et des propres engagements signifiés depuis plus de deux ans par écrit par Mme Colette KOURY à Patricia CHATENAY-RIVAUDAY dans l’exercice de sa fonction professionnelle.

Loin de manifester toute volonté à régler définitivement les conditions dégradées de travail de notre déléguée syndicale, la CCI de Pointe-à-Pitre diligente à son encontre une sanction disciplinaire « mise à pied conservatoire dans l’attente d’une décision à intervenir, convocation à un entretien préalable » (voir copie jointe du courrier).

Je dis clairement qu’en vertu de la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002, intégrée à l’article L. 122-49 du Code du travail, que Patricia CHATENAY-RIVAUDAY ne doit continuer à subir des agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail, depuis deux ans, qui portent atteinte à ses droits et à sa dignité, visent à altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.
Elle ne peut être sanctionnée, licenciée ou continuer à faire l’objet d’une mesure discriminatoire directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi, ou refusé de continuer à subir, les agissements définis à l’alinéa précédent ou pour avoir témoigné de tels agissements ou les avoir relatés en sa qualité de Déléguée Syndicale SNAPCC-UNSA.
Toute rupture du contrat de travail qui en résulterait, toute disposition ou tout acte contraire serait nul de plein droit.

Je dis clairement qu’en vertu de l’article L.2146-1 et suivants du Code du Travail que cette « mise à pied conservatoire dans l’attente d’une décision à intervenir, convocation à un entretien préalable », signifiée par écrit par la CCI de Pointe-à-Pitre à Patricia CHATENAY-RIVAUDAY, Déléguée Syndicale SNAPCC-UNSA, constitue un délit d’entrave visant non seulement le fonctionnement et l’intégrité de l’institution représentative du personnel qu’est le SNAPCC-UNSA (Majoritaire à la Commission Paritaire Nationale), mais aussi à l’exercice du droit syndical dévolue tant à notre représentante qu’à nos mandants de la CCI de Pointe-à-Pitre comme de la CCI de Basse-Terre.

J’exige :
- l’annulation immédiate de cette mise à pied conservatoire et de cette procédure disciplinaire totalement injustifiée ;
- l’arrêt immédiat de toutes ces pratiques inacceptables de discrimination et de harcèlement à l’encontre de notre représentante Patricia CHATENAY-RIVAUDAY en sa qualité de Déléguée Syndicale SNAPCC-UNSA ;
- le règlement immédiat et définitif de tous les dysfonctionnements touchant au bon exercice de sa fonction de Conseiller Technique de Formation au sein du Département Formation de la CCI de PAP dont entre autres :

  • pas d’entretien professionnel annuel depuis janvier 2008 (article 16.1 du statut national) ;
  • arrêt des réunions mensuelles de suivi du Département Formation depuis mai 2009 ;
  • présentation par un tiers des projets et propositions de formations rédigés et pilotés par notre représentante ;
  • attribution à des tiers de la création, vente et mise en place d’actions de formation réalisées par Patricia CHATENAY-RIVAUDAY ;
  • la mise en place définitive de la convention présentant les conditions de calcul et de versement de la commission versée à l’ensemble des personnels du Département Formation concernés (décision de Mme Colette KOURY signifiée par écrit depuis le 16 février 2007) ;
  • le versement immédiat du solde de sa commission sur chiffre d’affaires réalisées pour l’exercice 2008…

Enfin, je m’interroge sur l’objectif recherché par Mme Colette KOURY quant à ses déclarations écrites répétitives au sujet d’une singulière plainte en harcèlement moral à l’encontre de Patricia CHATENAY-RIVAUDAY, présentée en 2005 par une ancienne collègue de bureau. Ce que Mme KOURY oublie toujours de notifier c’est que cette même collègue a été déboutée de sa plainte par la justice (dossier disponible chez Maître Patrick ADELAIDE, Avocat à la Cour, 15 rue Frébault à Pointe-à-Pitre).

Enfin, et dans un souci d’apaiser les tensions que ces pratiques de harcèlement et de discrimination actuelle infligées depuis deux ans à notre Déléguée Syndicale SNAPCC-UNSA soulèvent, nous souhaiterions vivement que vous proposiez, Monsieur le Préfet, en votre qualité de tutelle régionale, une médiation rapide.

Dans l’attente, veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes meilleures salutations.

Bernard GAUTHIER
Président du SNAPCC-UNSA

Copie :
Ministère de Tutelle
ACFCI

+ Lettre du Président de la CCI de PAP du 19/10/09
+ Convocation et mise à pied conservatoire

octobre 22, 2009

A. Plaisir : LKP & la revendication sur les prix & le pouvoir d’achat

La transcription de l’intervention d’Alain Plaisir, secrétaire général de la CTU [Centrale des Travailleurs Unis] et en charge au sein du LKP des négociations sur les prix [produits alimentaires - fournitures scolaires - matériaux de construction - pièces détachées automobiles (moteur)], à l’occasion du meeting organisé à Baie-Mahault avec des invités (syndicalistes et avocats) de Martinique et de Guyane.

Bonswa moun bémaho, bonswa pèp Gwadloup

Je vais parler des prix, comme je pourrais parler de la vie chère ou de l’argent facilement gagné par les importateurs…

Nous avons comme invités les camarades de la Martinique et de la Guyane. Et effectivement, dans nos trois pays, on a affaire à la même pwofitasyon, à la même vie chère. Si nous avons pareilles similitudes, c’est parce que nous sommes tous trois dans le même système colonial : un système basé sur l’exploitation des travailleurs mais également sur des profits réalisés avec facilité par les importateurs.

Ce système, on le retrouve donc en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, mais aussi à la Réunion. Et ce n’est pas un hasard. Car dans ces quatre pays on retrouve les mêmes individus au centre des importations, au centre de la grande distribution : en général ce sont les békés, en général ce sont les blan péyi.
Ce sont eux qui depuis des siècles tiennent l’import-export. Aujourd’hui l’export a disparu ; il n’y a plus que l’import : et c’est dans ce secteur qu’ils réalisent leurs profits faciles ; en recyclant l’argent public.

[...]

En réalité, tout l’argent qui rentre en Guadeloupe, tout l’argent que nous produisons en Guadeloupe, rentre dans la poche de ces gens là. En somme c’est un système mis en place pour permettre à ces gens de recycler l’argent public : cet argent rentre dans nos poches, mais ressort tout aussi rapidement car nous achetons à leurs mains.

Et ce que nous achetons en priorité, ce sont des produits alimentaires ; surtout lorsqu’on dispose d’un revenu modeste. Dans ces cas, on ne peut épargner, ni s’acheter une maison. Par contre, on achètera obligatoirement ce qui est nécessaire à la survie, à la reproduction de la force de travail pour être en mesure de reprendre le travail le lendemain, et nourrir les siens.

Nous consommons donc principalement des produits alimentaires… Et c’est ce secteur que les capitalistes ont investi, c’est là qu’ils s’enrichissent. Ils ne sont pas dans l’industrie… On n’a jamais vu misyé HAYOT développer la moindre industrie en Guadeloupe ; pas plus que misyé DESPOINTES. Toutes ces personnes que vous connaissez sont là, au coeur de la pwofitasyon.

C’est pourquoi au sein du LKP nous avons placé cette question au coeur de toutes nos revendications. L’objet principal était la défense du pouvoir d’achat des travailleurs.

Ce pouvoir d’achat des travailleurs, c’est en premier lieu l’augmentation des salaires. Augmentation obtenue avec l’accord Bino pour les plus bas salaires. Nous avons également obtenu l’ouverture de négociations avec la grande distribution et avec les grossistes pour permettre une baisse des prix. Car nous devons bien comprendre que même si votre salaire est augmenté mais qu’à côté les prix continuent de grimper… eh bien, on n’a pas de pouvoir d’achat. On aura beau gagner 4000 euros, si la vie est trop chère, on n’aura qu’un faible pouvoir d’achat. Et plus votre salaire est faible, plus faible sera votre pouvoir d’achat ; car en réalité tout votre argent passe dans la consommation. Sans possibilité d’épargner.

C’est pourquoi nous avons mis l’accent sur cette question du pouvoir d’achat, en ciblant à la fois les bas salaires et la baisse des prix.

C’est pourquoi nous avons signé à ce jour 19 accords avec la grande distribution portant sur la baisse des produits de première nécessité et sur les produits d’hygiène. Nous avons aussi négocié pour les personnes handicapées, qu’il ne faut pas oublier : par un accord nous avons obtenu une baisse de 15% du prix des appareils pour personnes handicapées. Nous avons aussi obtenu des baisses pour les fournitures scolaires. Nous avons aussi négocié le prix des pièces de moteur automobiles…

Et à compter du 14 octobre dernier, nous devions négocier avec les vendeurs de matériaux de construction. Nous les avons attendus en vain : ils refusent toute négociation avec le LKP, arguant de la liberté des prix. Nous avons demandé [ à l’Etat ] de les reconvoquer !

Mais nous disons aussi que s’ils adoptent cette position, c’est parce que la mobilisation a faibli. C’est parce que nous ne sommes plus dans le même rapport de force que celui que nous avons connu durant les 44 jours de grève ! Car à ce moment, ils sont tous venus négocier, jusqu’à 3 heures ou 4 heures du matin. Les plus grands capitalistes de la Guadeloupe : les de Reynal, les Despointes…
Ils sont venus car le peuple était en mouvement. Et c’est cette leçon que nous devons tirer ! Lorsque le peuple est mobilisé et déterminé, tout devient possible. Nous disons donc camarades, qu’il faut continuer la mobilisation !

Or c’est dans le secteur des matériaux de construction qu’il y a le plus de pwofitasyon. Car il n’y a aucune raison que ces matériaux de construction coûtent plus qu’en France. Et nous les mettons au défi d’accepter un débat sur le prix de ces matériaux en Guadeloupe !

Et pour les défendre, les pouvoirs publics nous disent que les prix sont libres. Cela signifie quoi ? Qu’un commerçant, un capitaliste, peut du jour au lendemain augmenter, voire doubler ses prix. La loi l »y autorise ; en l’occurrence, la loi Balladur de décembre 1986. Ce serait donc à la concurrence de réguler les prix…

Or on sait bien qu’en Guadeloupe il n’y a pas de concurrence, puisque c’est l’Autorité de la Concurrence elle même qui dans son rapport a affirmé qu’un seul de ces capitalistes détenait plus de 45% des surfaces commerciales. Alors que la loi interdit toute concentration supérieure à 25%…
Par contre, la loi interdit toute pratique anticoncurrentielle. Or la même Autorité de la concurrence a indiqué qu’il y avait entente pour fixer les prix.
La loi stipule également que les remises, les marges arrières, doivent être répercutées au consommateur final. En Guadeloupe, ces marges arrières – qui peuvent atteindre 20% – ne sont pas déduites du prix des produits.

En définitive, ces capitalistes ont des pratiques que la loi devrait normalement réprimer. Or ce n’est pas le cas !

Quand donc ils nous disent que les prix sont libres, nous leur disons : d’accord, vous n’y pouvez pas grand chose au niveau des prix. Mais par contre, vous pouviez sanctionner les ententes illicites et un certain nombre d’abus. La loi le permet ! C’est pourquoi nous exigeons de l’Etat qu’il joue son rôle de défense du consommateur. Mais nous, LKP, disons aussi que le système libéral actuel qui permet aux capitalistes de pratiquer les prix qu’ils veulent – particulièrement en Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion -, nous en Guadeloupe, nous n’en voulons pas !!!

[...]

Alain PLAISIR,  C.T.U
Mardi 20 octobre 2OO9
Meeting du LKP (avec des invités de Martinique et de Guyane)
Place de la Mairie à Baie-Mahault

octobre 13, 2009

Leur démocratie : être au service des esclavagistes depuis 400 ans

LEUR DEMOCRATIE

Leur démocratie c’est d’être au service des esclavagistes depuis 400 ans

Ils disent ne pas vouloir s’immiscer dans les relations du travail entre les patrons et les salariés alors qu’à la demande de ceux-ci l’Etat français ampute l’Accord Bino et que lé zélu léjitim disent ne pouvoir rien faire, parce que c’est la loi. Leur loi, la loi capitaliste qui consiste à pérenniser l’économie de plantation devant laquelle ils demandent aux travailleurs de s’agenouiller.

Une démocratie qui consiste à ne pas respecter leurs engagements et à dépêcher en Guadeloupe des centaines de forces de répression supplémentaires pour réprimer la population chaque fois qu’elle se soulève contre leur mépris.

Leur démocratie c’est leur capitulation devant les multinationales. Après les millions versés par lé zélu léjitim et l’Etat français à la SARA, à Total, écoutons ce qu’en dit le conseil municipal de Pointe à Pitre le 2 octobre dernier après avoir reçu une délégation de LKP : « Il y a là un marché de dupe qui illustre combien les décisionnaires politiques au plus haut point sont impuissants face aux lobbies pétroliers. (…) ».

Leur démocratie c’est décider à la place du peuple de Guadeloupe et tenter de le détourner de ses intérêts véritables. Avec leur « Etats généraux », leurs articles 73, 74…, avec leurs institutions coloniales (françaises et européennes) ils ont déjà choisi l’Assemblée unique-régionalisation pour le peuple paskè pwésidan a léta fwansé ja di « Le débat dont nous parlons n’est pas celui de l’indépendance… » le 26 juin 09 à Petit-Bourg.

Avec leur « congrès et leur projet de société pour la Guadeloupe », les zélu léjitim capitulent devant leur responsabilité comme l’explique LKP dans un tract du 14 avril 09 : « …Yo fabriké une représentation politique lâche, soumise, agoulougranfal de mandats, et plus soucieuse de grappiller des miettes du pouvoir colonial que du sort des guadeloupéens… ».

Leur démocratie ce n’est rien d’autre qu’une réorganisation administrative, nouvelle forme de domination coloniale de la France dans notre pays. Nouvelle forme de domination directement ordonnée par l’union Européenne et l’organisation Mondiale du Commerce mettant dorénavant les régions en concurrence entre elles en démantelant les statuts, les conventions collectives, les lois sociales, les acquis sociaux, …, en disloquant les nations.

NOTRE DEMOCRATIE

C’EST LE DROIT DU PEUPLE GUADELOUPEEN A DECIDER LIBREMENT DE SON AVENIR !

Dans une déclaration le 23 mars 2009 nous écrivions « Les militants de Travayè é Péyizan affirment que ce qui se passe depuis le 20 janvier est un véritable mouvement de lutte de classe. La plateforme de revendications élaborée par le collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon avec les masses populaires exprime la volonté du peuple guadeloupéen d’en finir avec l’oppression sociale et l’oppression nationale.
Il lui appartient de définir la forme, le rythme et les délais de tout changement ! Et nous réaffirmons que seul le peuple de Guadeloupe peut dire ce qui est bon pour lui, par ses propres canaux, à travers des instances qu’il mettra lui-même en place, qu’il construira lui-même !
»

Aujourd’hui avec les Liyannaj a Pawol organisés par LKP dans les villes, dans les campagnes, dans les quartiers, le peuple de Guadeloupe est en train de se frayer son chemin.

Nous poursuivions en disant « Le mouvement initié le 20 janvier nous démontre aussi que le peuple, les travailleurs ont besoin à leurs côtés d’élus à leur service, d’élus responsables devant eux qu’ils peuvent contrôler et révoquer à tout moment. »

Avec l’interpellation des élus en cours en ce moment, démarche mise en place par LKP auprès conseils municipaux, le peuple est en train, avec réalisme certes, de franchir un pas en ce sens.

Avec la mobilisation dans les rues de Pointe à Pitre à plus de 25 000 personnes le 3 octobre 09 à l’appel de LKP, précédée de milliers de participants dans les meetings, le peuple de Guadeloupe est en train de dire à l’Etat français qu’il n’accepte pas le mépris ; la parole donnée doit être respectée. Pèp Gwadloup ka di pwofitasyon fini. Ce ne sont pas les centaines de forces de répression supplémentaires arrivées la semaine dernière qui vont changer quoi que ce soit. Par cette démonstration le peuple demande aussi aux élus de prendre leur responsabilité.

Ce chemin qui est en train d’être frayé ne peut être celui des états généraux, ni des articles 73 et 74, ni de toute autre variante (leur congrès, participation dans les institutions coloniales sous quelque forme que ce soit) qui, en réalité, permettrait à l’état français de reprendre la main.

Les militants de Travayè é Péyizan estiment que poursuivre dans la voie de la construction de ce chemin pose le problème de la convocation d’une Assemblée du peuple de Guadeloupe réunissant les délégués de chacun des Liannaj a Pawol, de toutes les communes, de tous les quartiers, comme expression de la volonté du peuple travailleur guadeloupéen tout entier.

Ils réaffirment que pour cela il est nécessaire de disposer d’un outil oeuvrant en ce sens : une organisation, un parti,…, indépendant des institutions, qui combat pour l’indépendance de la classe ouvrière, pour l’unité du peuple, pou l’Union libre et fraternelle des peuples de la Caraïbe.

Travayè é Péyizan (Organisation membre du LKP)

Zabym lè 6 oktob 09

octobre 5, 2009

Contre la peur & l’agenouillement : Rèspé pou Travayè Manganao !

Depuis le 20 janvier 2009, les Travailleurs de l’Hôtel MANGANAO se sont mis en grève, à l’appel du LK.P., afin d’exiger le relèvement des bas salaires et l’arrêt de toutes pwofitasyon envers les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe.

Le 26 février 2009, l’Accord Interprofessionnel Régional sur les salaires en Guadeloupe, Accord Jacques BINO, est signé entre le LKP et les organisations syndicales patronales.

A la date du 02 Avril 2009, la quasi-totalité des hôtels de Guadeloupe, des Casinos Jeux, Casino Cafétéria, Mac Donald, Sodexho, ont signé l’Accord, face à la mobilisation et à la détermination des Travailleurs, sauf les hôtels MANGANAO, PIERRE et VACANCES et CLUB MED.

TRAVAYÈ PA JAN FÈ DÈYÈ !!

Ainsi, le 14 septembre 2009 à 22 h 45, après de multiples réunions de négociation en présence du Directeur Adjoint du Travail, Mr Martial ARCONTE et Mr FAURE, l’accord de fin de conflit de MANGANAO est signé entre L’UTHTR-UGTG et la Direction Générale de Nouvelles Frontières, soit près de 9 mois de grève au cours desquels nos camarades ont fait l’objet de répression policière, répression sociale, intimidation, convocation à la gendarmerie, menaces, men sété mal konnèt vayan Fanm é vayan Nonm.

NOU RÉTÉ DOUBOUT DWÈT KON PIKÈT !

C’est justement ce combat salutaire qu’il convient d’apprécier, car nous avons bien compris que l’Etat colonial français, aux ordres du Capital International Européen, français, békés é détwa gwadloupéyen ont un seul objectif : dékatyé les travailleurs et leurs organisations, pour ainsi mieux répondre aux objectifs de démantèlement des droits sociaux, des acquis sociaux, des conventions collectives, lesquels leur garantissant plus d’exploitation, de mépris, de servitude, de pwofitasyon, en somme…le rétablissement de l’esclavage !

YO PÈD FIL A YO !

Padavwa que nous Guadeloupéens, Travailleurs, quel que soit notre secteur d’activité, avons bien compris que la société Guadeloupéenne est organisée sur la base des intérêts de classe et de race !! Sé plis ki vré !

Padavwa pendant près de 9 mois, tous les élus politiques guadeloupéens sont restés djèl fèmé, ceux-là mêmes qui accordent subventions, aides publiques, permis de construire aux hôteliers pour dilapider le littoral et les plages de Guadeloupe, toupannan travayè ka pran fè.

Padavwa, ils ont été incapables d’exiger la poursuite de l’activité des Hôtel KALENDA, ANCHORAGE, ayant entrainé 160 licenciements, soit 25.000 salariés rapportés à la population française, parce qu’en réalité ti bènié rivé, i rékipéré lanméri a papa’y, CARABIN, GILLOT, LUREL, MARC, yo tout bizwen an plas adan on ‘’future Assemblée Unique’’, prèmyé rivé… !

En somme, en réalité, les zélus politiques Guadeloupéens, cultivent la peur, la lâcheté, la félonie, la magouille, l’agenouillement devant les miettes de pouvoir que semble vouloir leur donner la ‘’République française’’.

L’essentiel de leur engagement consiste en leur propre reproduction, se garantir un mandat dans le cadre des règles régaliennes, républicaines, et placer leurs amis, parent, coquins et alliés pour sousé zo é kontinyé siwoté lavi asi do a travayè é Pèp Gwadloup. Malfétè !

Mi la vérité ! Mimi’y mi…

C’est bien pour cette raison que les Travailleurs doivent comprendre que seule la mobilisation de masse, la confrontation et le rapport de force, sont les éléments essentiels de la transformation des rapports sociaux, pour une société plus juste nous garantissant : emploi, formation, rèspè, dignité et la répartition des richesses.

C’est certainement une démarche de construction nouvelle dans le secteur du Tourisme, de l’Hôtellerie, nous devons initier, car si nous nous avons signé un accord de fin de conflit au MANGANAO, nous nous devons de nous renforcer pour mener à bien la réalisation du plan de cession, la préservation de tous les emplois, les droits acquis et la pérennisation de la structure.

C’est surtout nous attaquer aux grands chantiers des Hôtels KALENDA, ANCHORAGE, CALLINAGO, par la recherche d’investissements guadeloupéens ou autres, par la création d’unité hôtelière sur ces sites nous garantissant : emploi, l’intégration de la jeunesse guadeloupéenne issue des Centres de formation, du Lycée Hôtelier, afin d’occuper les différents postes, y compris ceux de l’encadrement, mais aussi prendre part au capital.

‘’La Gwadloup sé tan nou, a pa ta yo… »

P-à-P, le 18/09/09

UTHTR-UGTG MANGANAO

septembre 28, 2009

LKP – Alain Gayadine (UPG) : Apprendre à vivre mieux avec moins

Lors du meeting au Lamentin, Alain Gayadine, dirigeant de L’Union des Producteurs de Guadeloupe (UPG) est revenu sur le rôle et la place de son organisation au sein du mouvement LKP. Il s’est également exprimé sur le sens des combats actuels et les enjeux des luttes à venir : la nécessité de développer une agriculture, une production agricole permettant de nourrir en qualité et en quantité les guadeloupéens.

Nous avons tous notre place au sein de ce combat. Et ce n’est donc pas un hasard si un peu avant le 20 janvier L’UPG s’est retrouvée dans le Liyannaj avec d’autres catégories sociales. Ce n’est pas par hasard que L’UPG s’est retrouvée au cœur du LKP.

Ce n’est pas un hasard car je rappelle que l’Assemblée Générale de L’UPG de 1991 – c’était il y a 18 ans ; soit 2 ans après l’ouragan Hugo, qui avait été le révélateur de notre dépendance alimentaire – avait adopté un rapport d’orientation qui tirait la sonnette d’alarme et affirmait que l’agriculture de la Guadeloupe ne peut plus se réduire à la culture de la canne et de la banane. Elle doit d’abord être une activité qui nourrit le peuple. En qualité, en quantité et en régularité. Ce rapport d’orientation affirmait aussi que cette agriculture devait respecter l’Homme & son environnement. C’est pourquoi dès cette époque, nous avons posé le problème d’une agriculture paysanne. Mais nous avions également considéré que ce type d’agriculture devait permettre à l’agriculteur de pouvoir en vivre. Autrement dit, qu’il doit disposer d’un revenu lui permettant, de vivre, mais aussi de réinvestir et d’épargner. Et dès cette époque, nous avons dit que nous n’y arriverions pas seuls ; sans être en lien avec notre société.

Il était donc naturel et normal que nous collions au mouvement social ; car c’était un moyen de réussir notre propre projet. Et ce projet, nous l’avons conduit, petit à petit, pas à pas. Pour gagner l’opinion et lui faire comprendre que nous devions d’abord consommer ce que nous produisons. Et puis, voilà bientôt une dizaine d’années, nous avons trouvé un soutien précieux, celui du docteur Henri JOSEPH. Lequel, avec ses propres méthodes, avec ses travaux de recherche, avec sa pédagogie, avec sa force de conviction… nous a donné le coup de main qu’il nous fallait. Car il a pu démontrer avec nous que faute de développer une agriculture permettant de nourrir les guadeloupéens d’abord avec les produits de son propre terroir, alors, nous étions condamnés à disparaitre en tant que peuple.

Cela peut paraître long, 18 ans, mais c’est le temps qu’il a fallu pour que les guadeloupéens puissent collectivement prendre conscience de cette nécessité. Parce que pour nos propres collègues agriculteurs, cela paraissait presque comme une idée relevant de l’utopie : Sa péké jan pé fèt…

Et puis, le 20 janvier le LKP paraissait avec en son sein L’UPG… Et le mouvement a duré : 44 jours, tous les supermarchés fermés… Les guadeloupéens privés de leur “source naturelle d’approvisionnement”. Ou plutôt, ce qui leur était devenu naturel ; car nous avions oublié sa ki tannou…[Ce qui nous possédions en propre] Nous avions oublié que ta lézòt apa tannou ! [que la nourriture importée n’est pas la nôtre !] Nous avions oublié que la Guadeloupe est une île et qu’un jour bato pé pa rantré… [les bateaux pouvaient ne pas y accoster]… Nous avions oublié que jaden annou pa dwèt pousé si bato… [notre jardin ne pouvait se trouver sur un bateau...]

Et donc, ce n’est pas non plus un hasard si [après le rapport d’orientation de 1991] le congrès de L’UPG a eu pour thème : Agriculture et société, quel contrat ? Ce n’est pas plus un hasard si en 2007 le congrès de L’UPG s’est tenu sur le thème : Pou jaden annou pa pousé si bato [Pour que notre jardin ne soit pas situé sur un bateau]

Quand donc le LKP apparait en 2009, la longueur de la grève fait que tout un chacun est obligé de se souvenir de sa ki ta yo et de retourner au terroir. Voilà l’une des plus grandes victoires du LKP et de L’UPG au profit de l’agriculture guadeloupéenne. Car aujourd’hui, dans toutes les réunions, dans tous les Liyannaj a pawol (1) le thème central c’est la production, c’est la consommation… des produits de notre pays.

Et nous préférons agir et parler peu. Pour respecter d’abord les engagements que nous avons pris et signés – notamment 50% au moins de produits du terroir dans les cantines scolaires… Cela signifie que nous devons nous organiser pour produire suffisamment afin de fournir en qualité et en quantité les cantines scolaires.

Cela suppose que nous connaissions l’état réel de la production agricole. Car les statistiques officielles que l’état fait produire par ses services ne permettent pas de le savoir. Tout le circuit parallèle constitué notamment par les jardins familiaux nous échappe. Nous en ignorons le niveau de production et les circuits d’écoulement.
Nous avons dès lors décidé avec CAP Guadeloupe (Coup de main pour une Agriculture Paysanne en Guadeloupe) [NDR : Également membre du Collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon] de mener une vaste enquête en Guadeloupe. Le projet est déjà ficelé et l’institut d’enquête retenu, afin de connaître l’état réel de la production et de la consommation dans notre pays. Nous commencerons par une région, le Nord Basse-Terre, mais nous effectuerons ensuite des modélisations pour toucher les autres régions.

C’est donc par cette phase que nous avons commencé le travail, afin de répondre à nos engagements signés [protocole d’accord du 4 mars 2009] pour poursuivre ce que nous avions déjà entrepris, jusqu’alors petit à petit. Le LKP nous a permis de faire un bond et de lancer un autre étage de la fusée car les guadeloupéens ont enfin pris conscience que s’ils souhaitent aider l’économie de leur pays, s’ils veulent aider la production, sils souhaitent encourager les produits bons pour leur santé, ils veulent doivent consommer d’abord ce que nous produisons dans notre pays.

Heureusement donc que toute la Guadeloupe n’est pas polluée par le chlordécone. Il y a donc des productions à développer là où les terres sont polluées et que n’empoisonneront pas les guadeloupéens ; la production florale, par exemple. Mais nous devons aussi savoir qu’il y a dans ce pays d’autres terroirs pouvant accueillir des productions en toute sécurité ; et nous nourrir en toute sécurité.

Je conclurai donc en disant deux choses :
Aujourd’hui nous luttons kont pwofitasyon. Et il est vrai que nous avons tous notre place dans ce combat et le 3 octobre, nous devons tous nous retrouver dans la rue. Mais ce que je souhaite, ce que L’UPG souhaite, c’est que nous dépassions la phase de la lutte kont pwofitasyon. Parce que nous ne passerons pas notre vie à lutter kont pwofitasyon. Il nous faudra aussi lutter, un jour, pour une autre chose, pour une autre société. Il nous faudra lutter pour transformer notre société ; il nous faudra lutter pour transformer les rapports sociaux, pour transformer les rapports de production. Il y a un mot savant qui sert à désigner et englober tout cela, c’est le mot révolution…
Et dans ce débat, il y a un petit homme qui a affirmé qu’il fallait travailler plus pour gagner plus. Mais dans cette autre société, il nous faudra apprendre à vivre mieux, mais avec moins…

Mèsi !

Alain Gayandine [Ancien secrétaire général de L’UPG ]
Meeting du LKP
Lamentin, jeudi 24 septembre 2009

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Notes

(1) Liyannaj a pawol (LAP) : Série de rencontres et d’échanges [bokantaj] développés depuis mai-juin par le LKP dans les quartiers & dans les communes, dans les villes et dans les campagnes, avec la population pour lui demander notamment comment elle avait vécu ces 44 jours, comment considérait-elle la situation actuelle et comment envisageait-elle l’avenir

septembre 16, 2009

SPEG : Pengad a démantibilizasyon a lékòl la !!!

La dernière année scolaire a été marquée par le grand mouvement social du 20 janvier qui a fait naître de nombreux espoirs dans notre pays, y compris dans le monde de l’éducation. Les personnels de l’éducation, mobilisés au sein du LKP ont su faire entendre leur voix.

Pour la première fois, on a assisté à une action unitaire des syndicats de l’éducation du public et du privé. Si nous avons obtenu des avancées significatives : recrutement des P.E sur liste complémentaire, moratoire sur la masterisation, des engagements concernant les non titulaires …, en revanche, certaines de nos revendications ne sont pas encore satisfaites.

Aujourd’hui, nous constatons de la part de l’administration rectorale, relais du ministère de l‘Éducation, une attitude des plus revanchardes :
- Le retour de l’opacité et de l’approximation dans le déroulement des opérations du mouvement intra académique 2009/2010,
- La diminution du nombre de postes mis au concours de P.E. en 2010, 70 au lieu des 130 habituels,
- Une lecture orientée des résultats des examens par le Recteur de l’Académie, visant ainsi à les dévaloriser,
- Une volonté délibérée de faire taire les syndicats en sanctionnant leurs responsables notamment par des poursuites ciblées pour faits de grève. Ce ne sont là que quelques manifestations de cette attitude que nous dénonçons avec force.

Notre syndicat continuera de lutter pour la défense d’une École au service des jeunes de Guadeloupe.
Ce combat est d’actualité quand, de toutes parts, nous assistons au démantèlement de l’école avec pour conséquence des difficultés de plus en plus grandes pour les personnels, et la mise à la rue d’un nombre de plus en plus important de jeunes.

La mise en place dans la précipitation de bac pro en 3 ans, sans réelle concertation entre le rectorat, la Région et les autres partenaires de l’Éducation, a engendré de la part du Recteur, des mesures approximatives : filières ouvertes ou transférées sans moyens, annonce d’ouverture de filières suivie de leur annulation, création de certains bac pro sans ouverture du CAP équivalent, suppression de certaines filières dans des zones isolées sans compensation notamment au LPO de Grand-Bourg de Marie-Galante où deux sections ont été supprimées.

Les premiers effets de cette gestion catastrophique se font déjà ressentir : orientation par défaut pour beaucoup de jeunes ayant choisi une filière professionnelle, élèves orientés en classe de seconde sans établissement d’affectation faute de places dans les sections désirées. Particulièrement cette année, on a pu noter la difficulté pour les familles de faire des choix d’orientation en connaissance de cause, par rapport à ces incertitudes d’ouverture de filières professionnelles qui se sont ajoutés aux difficultés récurrentes de la gestion de l’orientation en Guadeloupe.

Il ne faudrait pas s’étonner que l’on assiste comme chaque année, à une sortie massive du système scolaire de jeunes, sans solution, sachant que leur prise en charge par la MGI est de plus en plus problématique faute de moyens. À la mi-juillet on comptabilisait encore de nombreux jeunes issus des classes de 3ème restés sans affectation.

La rentrée s’annonce donc, une fois de plus, difficile aussi bien pour les personnels que pour les élèves :

Pour les personnels, les opérations de mutation, tant dans le premier que dans le second degré, ont conduit à la dégradation de la situation de nombreux enseignants :
Dans le 1er degré, des affectations prononcées en CAPUD ont été modifiées de manière unilatérale par les services du rectorat au mépris de toute règlementation, des affections ont été faites sans tenir compte des situations familiales, des voeux géographiques ont été rendus prioritaires sur des voeux communes, la priorité liée aux mesures de cartes scolaires n’a pas toujours été respectée, contrairement aux règles du mouvement intra académique.
Dans le second degré il a été également impossible à certains collègues de bénéficier de bonifications familiales ; la banalisation des postes à complément de service a obligé certains collègues qui quittaient un poste dans un seul établissement, à se retrouver en poste sur deux établissements.

Pour les élèves, nous pouvons noter :
- Des affectations tardives pour nombre d’entre eux ;
- La diminution des possibilités de redoublement pour les élèves ayant échoué aux examens ;
- Un risque de sureffectif des classes dans certaines zones suite à des ajustements de rentrée.

Notre syndicat ne cessera pas de dénoncer ce flou dans la préparation de la rentrée et plus généralement dans la gestion de l’académie. L’autisme des petits caporaux qui dirigent le rectorat risque de se traduire à la rentrée par des situations critiques pour de nombreux personnels et nombreux jeunes de Guadeloupe.

Restons vigilants ! Les personnels de l’Éducation et les jeunes de ce pays ne doivent pas être les victimes de ce démantèlement orchestré !

NOUS EXIGEONS :
- Le réexamen de l’affectation des collègues mis en situation critique par la gestion désastreuse des opérations de mutation 2009.
- La remise à plat de l’application de la réforme du baccalauréat professionnel en trois ans en concertation avec les instances paritaires et la Région.
- Des solutions acceptables pour les jeunes restés sans affectation.
- Un audit sur les pratiques de l’administration rectorale, tant dans la gestion des personnels que dans celle des flux d’élèves
- L’arrêt de la politique de communication rectorale visant à dévaloriser le travail des personnels.
- Que cesse l’intimidation des personnels a travers leurs représentants élus !
- Le respect du protocole du 04 mars 2009.

NOU PÉKÉ PRAN YO MACHÉ KONSA
ANLÈ ZÉLÈV É MOUN A LÉDIKASYON A PÉYI-LA !

Pointe-à-Pitre, le 1er septembre 2009
Le Conseil Syndical du SPEG (1)
5, Immeuble DILIGENTI Assainissement
BP 489 – 97164 POINTE-à-PITRE cedex

Tel : 0590 91 05 32 / Fax : 0590 83 90 42 / E-Mail : speg@wanadoo.fr

Site : http://www.speg-guadeloupe.org

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Notes

(1) Syndicat des Personnels de l’Education en Guadeloupe

septembre 1, 2009

Ménag’ Arts, esplwatè ; Pôle Emploi Guadeloupe, rousoulè !

(Déclaration de la CGTG)

MÉNAJ’ AW’ ESPLWATÈ, POL ANPLWA ROUSOULÈ ! MENAG’ARTS une association présidée par Maguy ARSENS ayant pignon sur rue exploite sans scrupule, plus de 80 salariés en CAE, Contrat d’accompagnement dans l’emploi, avec la complaisance bienveillante des services de Pôle emploi et de la direction du travail de Guadeloupe. Travayé mobilizé mét on fren adan sa !

Que se passe t-il dans cette association ?

Depuis fin 2007, soit à peine deux ans, MENAG’ARTS a signé 154 CAE. 11 d’entre eux ont été rompus. 42 renouvelés. Personne ne sait, surtout pas la présidente, combien de salariés compte actuellement cette association ! Man ARSENS nous dit 73, certains documents administratifs 90 !

Le 31 mai dernier, 4 salariés en fin de contrat font une descente dans les locaux de l’association pour exiger leurs documents légaux et leur salaire. L’association se fait tirer l’oreille pour remettre l’attestation Pôle emploi et le dernier salaire de ces employés. Les virements aux associations de l’ASP, Agence de services et de paiements qui remplace le CNASEA, sont effectués depuis le 20 du mois. Nou fey kraché lajan-la !

L’intervention de ces 4 salariés dont le contrat n’est pas renouvelé car ils n’acceptent pas sans réagir d’être pressés comme des citrons, permet la prise de conscience et l’entrée en lutte de dizaines de leurs collègues. Elles travaillent dans des conditions éprouvantes et indignes : elles font le ménage et le repassage sans vêtements et bottes adaptés, ne disposent pas toujours des produits de nettoyage qu’elles sont obligées d’acheter avec leur maigre salaire, n’ont pas de visite à la médecine du travail, travaillent en hauteur sans aucune protection. Elles sont victimes d’allergies aux produits de nettoyage ou d’autres maux dus aux travaux pénibles.

Les arrêts maladie et arrêts pour accidents du travail ne sont pas remboursés par la CGSS. Et la convention collective des entreprises de propreté n’est pas appliquée.

Les salariées subissent régulièrement des coupes sombres sur leurs salaires pour des absences imaginaires et effectuent des heures complémentaires non rémunérées. Et quand cela ne suffit pas la directrice ou la présidente invente une faute qui conduit à la mise à pied, parfois sans entretien préalable de la salariée et toujours sans aucun respect de la procédure ! Condamnée sans pouvoir s’expliquer !

Il faut dire que ces employées sont en majorité des dominicaines et des haïtiennes !

Lorsque ces femmes ont la confirmation qu’elles travaillent sans aucune protection sociale, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

LA GREVE EST DECLENCHEE. Pendant une séance de négociation, des voyous armés de coutelas et de couteaux déboulent dans la salle menaçant les grévistes.

Et pendant ce temps là, les services de Pôle emploi, alertés depuis mai 2009, se contentent de faire un signalement à la l’inspection du travail qui se rend une fois dans l’entreprise et renvoie à septembre une vérification en détail des documents obligatoires !

Cela n’empêche pas Pôle Emploi Abymes de renouveler en juin de nouveaux CAE pour 15 salariés en antidatant les contrats de travail et les conventions destinées au paiement par l’Etat ! Mi travay a yo !

Interrogés, les services de Pôle emploi, DUMIRIER son directeur régional en tête, prétendent, toute honte bue, que les abus de Man ARSENS relèvent d’un conflit du travail ! Comment s’étonner après que Maguy ARSENS fasse mine d’apprendre qu’elle devait remettre leur contrat de travail aux 15 salariés renouvelés en juin qui, en août 2009, n’avaient encore aucun document en mains !

Sous la pression de la mobilisation des salariés LKP contrats aidés et précaires, en juillet !!! 2009 Maguy ARSENS est contrainte à effectuer les déclarations à la CGSS. Mais sure de l’impunité et de la mollesse des services de Pôle emploi, de la CGSS et de la direction du travail, elle continue la fraude en ne déclarant que l’année 2009 pour des salariés embauchés en 2008 voire en 2007 ! Pour toute réponse à la protestation des salariés les services concernés déclarent que Man ARSENS a commencé à régulariser la situation !

Et à la question de savoir si Pôle emploi exigera le remboursement des subventions de l’Etat, ce que cette institution est habilitée à faire sans aucune autorisation ni de la Préfecture, ni de l’inspection du travail, DUMIRIER fait de nouveau la poule !

La lutte des salariés en contrats aidés et précaires continue !

A MENAG’ARTS les employées sont déterminées à faire payer à la présidente tout ce qu’elle leur doit, de gré ou de force !

D’autres salariés d’association sont victimes de pwofitasyon ! Ce n’est pas une fatalité ! Faire reculer ces exploiteurs c’est possible. La mobilisation se poursuit

GRANDE MANIFESTATION DANS LES RUES DE BASSE-TERRE

LUNDI 31 AOUT 2009
RASSEMBLEMENT 9 HEURES
ROND POINT DES CHEVAUX
BASSE TERRE

Contactez LKP contrats aidés et précaires :
Karine 0690 579 113-Jean-Marc 0690 160 613-Manuella 0690 568 813-Agnès 0690 303 025

CGTG
Pointe-à-Pitre, le 25/08/09

août 13, 2009

Byen bonjou !

Le « journal du collectif L.K.P Guadeloupe » est le site réservé à la communication des organisations membres du collectif « Liyannaj Kont Pwofitasyon » dans le cadre des actions de celui – ci.