Communiqué de presse de l’UGTG en soutien a Mariganlant Péyi Doubout : Y aurait – il une bande d’escrocs a Marie-Galante ?

Y AURAIT – IL UNE BANDE D’ESCROCS A MARIE – GALANTE ?

C’est la question que tout citoyen est en droit de se poser après les révélations faites devant le Tribunal de Pointe – à – Pitre ce mardi 27 décembre 2011 d’autant plus que cette affaire met en cause des gendarmes.

En effet, ce mardi était jour de procès, celui du jeune stagiaire Marie – Galantais arrêté vendredi 9 décembre et extradé vers la Guadeloupe le dimanche 11 après 36 heures de garde à vue. Pour rappel, il est accusé de violences sur un gendarme sans incapacité de travail et de détention de substances dangereuses. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec obligation de se présenter chaque semaine à la gendarmerie de Baie – Mahault et surtout INTERDICTION DE SE RENDRE A MARIE – GALANTE alors qu’il poursuit sa scolarité à l’Ecole de la deuxième chance de Marie – Galante. Et tout ça, sans l’assistance d’un avocat aussi bien devant le juge des libertés que durant la garde à vue.

PLI BEL LA KA VINI !

Lors de cette audience, nous apprenons que le jeune a été condamné courant octobre 2010 pour refus d’obtempérer à une sommation de s’arrêter et pour outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique. Dans cette affaire, il est condamné à payer 50 euros à un gendarme. Mais ce jugement ne lui a jamais été notifié comme le prévoit la loi. Et pourtant, ce gendarme l’obligera à lui verser 50 euros au titre de dommages et intérêts. Mieux encore, un autre gendarme qui demandait le remboursement d’une paire de lunettes évaluée à 460 euros, et n’ayant pas eu gain de cause par le jugement, aurait exigé de la mère du jeune, le versement en espèces de 460 euros. Peut-être est-ce un hasard mais il semble que l’homme aux 460 euros faisait partie de ceux qui l’ont interpellé ce vendredi 9 décembre 2011. Est-ce une coïncidence sachant que la famille du jeune ka péyé byen ?

Est – ce un traitement réservé aux Marie-Galantais et plus généralement aux personnes qui ne sont issues « d’une grande famille ayant ses entrées à l’Elysée » ? Y aurait – il d’autres cas ?

En définitive, l’affaire a été renvoyée au 11 janvier 2012 à 14 heures. Le contrôle judiciaire est maintenu mais se fera désormais à la gendarmerie de Marie – Galante. Woy !!!!

Plus que jamais L’UGTG réaffirme que face à la détermination des Travailleurs et du Peuple de Marie-Galante, l’Etat colonial Français joue la carte du pourrissement et de la provocation.

L’UGTG :

- Condamne sans réserve toute répression à l’encontre des Travailleurs et du Peuple de Marie-Galante et singulièrement contre la jeunesse ;
- Exhorte les travailleurs et le Peuple de Marie-Galante singulièrement les jeunes, à ne pas céder à la provocation et à poursuivre le combat dans l’unité et la solidarité jusqu’à la victoire ;
- Apporte son soutien sans faille aux Travailleurs et au Peuple de Marie – Galante en lutte kont tout pwofitasyon ;
- Invite les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe à soutenir la lutte des Marie – Galantais pour le droit à la vie.

GWADLOUP – MARIGALANT MENM KONBA – NON A LA REPRESSION

Le Secrétaire Général

Elie DOMOTA

Pointe – à – Pitre, le 27 Déc. 2011

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Marigalant Péyi Doubout : Communiqué de l’UGTG après la mise sous contrôle judiciaire du jeune Marigalantè

COMMUNIQUE de L’UGTG

APRES LA MISE SOUS CONTROLE JUDICIAIRE DU JEUNE STAGIAIRE MARIE-GALANTAIS

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». Encore une fois, cette phrase tirée d’une fable de la Fontaine prend tout son sens en Guadeloupe.

Le jeune stagiaire Marie-Galantais arrêté vendredi soir, aura été extradé vers la Guadeloupe ce dimanche 11 décembre vers 9 heures par hélicoptère, après 36 heures de garde à vue.

Durant la garde à vue, il n’aura jamais été vu par un avocat. Les gendarmes lui diront ainsi qu’à son père qu’il sera transféré en Guadeloupe le dimanche matin avec interdiction de revenir à Marie-Galante et qu’il devait trouver un logement en Guadeloupe avant même sa présentation devant le juge.

Il est accusé de violences sur un gendarme sans incapacité de travail et de détention de substances dangereuses alors que rien n’a été trouvé en sa possession. Aussi bien en garde à vue que devant le juge, le jeune stagiaire a rejeté toutes ces accusations. En définitive, Il a été placé sous contrôle judiciaire avec obligation de se présenter chaque semaine à la gendarmerie de Baie-Mahault et surtout INTERDICTION DE SE RENDRE A MARIE-GALANTE comme l’avaient indiqué les gendarmes la veille. Et pourtant, ce jeune est stagiaire à l’école de la deuxième chance de Marie-Galante et il réside chez ses parents à Ducos à Marie-Galante.

Là encore, lors de sa comparution devant le juge des libertés ce dimanche matin, Il n’a pas non plus été assisté d’un avocat. Vers midi, il a été abandonné sans argent, sans domicile devant le tribunal de Pointe-à-Pitre. Alerté la veille, un parent de la famille le prenait en charge.

Sa ki vé konprann, konprann – sa ki vé pa konprann, pa konprann !

Ce traitement très particulier réservé à ce jeune Marie-Galantais n’est pas sans nous rappeler la fameuse affaire de cette jeune femme bien « chargée » issue d’une grande famille ayant ses entrées à l’Elysée. Visiblement, ce n’est pas le cas de ce jeune. Il n’est que le fils d’un couple de travailleurs Marie-Galantais comme beaucoup d’autres qui luttent contre la pwofitasyon , le mépris et l’injustice.

L’UGTG réaffirme que face à la détermination des Travailleurs et du Peuple de Marie Galante, l’Etat colonial Français joue la carte du pourrissement et de la provocation. L’objectifrecherché est de légitimer la répression et l’évacuation de la « place du 01 Décembre » et de la salle de la communauté des communes. Bien entendu, une telle manœuvre n’est possible qu’avec le soutien des élus et parlementaires Guadeloupéens particulièrement ceux de Marie-Galante qui ont fait le choix de traiter ceux qui luttent pour la vie avec le plus grand mépris.

L’UGTG : 
- Exige l’arrêt de la répression et l’ouverture des négociations sur les revendications des Travailleurs et du Peuple de Marie-Galante ; 
- Exhorte les travailleurs et le Peuple de Marie-Galante singulièrement les jeunes, à ne pas céder à la provocation et à poursuivre le combat dans l’unité et la solidarité jusqu’à la victoire ; 
- Apporte son soutien sans faille aux Travailleurs et au Peuple de Marie-Galante en luttekont tout pwofitasyon ; 
- Condamne le mépris affiché par le Préfet, les présidents des collectivités, la ministre des colonieset les élus de Marie-Galante ; 
- Invite les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe à soutenir la lutte des Marie–Galantais pour le droit à la vie.

GWADLOUP – MARIGALANT MENM KONBA- NON A LA REPRESSION

Le Secrétaire Général

Elie DOMOTA

Pointe-à-pitre, le 11 Déc. 2011

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Grève générale reconductible à partir du mardi 14 décembre 2010 : Appel des organisations membres de l’Intersyndicale de l’Education

PERSONNELS DE L’EDUCATION TOUS EN GREVE – Mardi 14 décembre 2010

Après une mobilisation puissante, massive et exemplaire de 44 jours, dont on parle encore dans le monde entier, la plupart des accords signés avec le LKP, dans le protocole du 4 mars 2009 par l’Etat, la Région, le Conseil Général, est foulée au pied par ces derniers. Plus d’une fois la population a dû descendre à nouveau dans les rues afin de réclamer l’application de ces différents accords et dénoncer le mépris dont ont fait preuve à son égard le gouvernement, le grand patronat et les responsables politiques.

Malgré les différents courriers qui leur ont été adressés demandant la reprise des négociations et la réunion du Comité de Suivi du protocole, le préfet et les présidents des deux assemblées refusent toute discussion avec le LKP et ont entrepris une campagne de dénigrement et de déstabilisation de ce vaste mouvement social et populaire. Par voix de presse ils prétendent avoir tenu leurs engagements et tentent en vain de diviser le LKP en se disant prêts à rencontrer uniquement les organisations syndicales. Par ce comportement ils entendent enlever au LKP toute son autorité et sa légitimité qui lui ont été accordées par le peuple.

Dans les entreprises, les accords, quand ils sont appliqués, sont dénaturés. C’est le cas de l’Accord Bino que certains patrons appliquent à leur manière. Le prix de l’essence fixé, en toute opacité, ne cesse d’augmenter sans aucune base légale. Les articles de première nécessité dont on avait obtenu une baisse des prix ont disparu des étalages, alors que le prix des autres marchandises augmente allègrement sans aucun contrôle, sans répercussion de la baisse de l’Octroi de Mer. Les problèmes concernant le chlordécone, les terres agricoles, la pêche, le plan de formation pour les jeunes… n’ont connu aucune avancée.

Les personnels de l’Education, eux aussi victimes de la pwofitasyon, se sont massivement mobilisés à ces différentes occasions, afin d’exiger le respect et l’application du protocole d’accords signé entre l’administration rectorale et l’intersyndicale de l’Education le 2 mars 2009.


Comme dans les autres secteurs, l’administration rectorale fait la sourde oreille à certaines de nos revendications ou se déclare satisfaite d‘avoir honoré ses engagements. Certaines avancées déjà acquises à l’issue de notre longue lutte de 2009, sont maintenant reniées.

Les droits des personnels sont bafoués :

- les personnels non titulaires sont maltraités et bon nombre d’entre eux sont maintenus au chômage alors qu’ils ont droit à un CDI,

- la mise en place d’une grille indiciaire pour les suppléants du privé, actée dans le protocole du 4 mars, a été refusée

- reprendre l’attache des autres Mutuelles pour assurer la coordination et veiller à une mise à jour régulière des dossiers pour le privé est refusé sans motif

- l’arbitraire et le mépris règnent en maîtres en lieu et place du dialogue social.

Personnels enseignants, administratifs, titulaires et non titulaires, même combat. L’heure est à la mobilisation :


POUR DIRE NON :

-Aux attaques contre les avancées obtenues par de longues luttes.

- A la politique arbitraire et autoritaire menée par le rectorat.

- Aux fermetures de classes et suppressions de postes enseignants et administratifs.

- A l’absence d’une prise en charge effective et conséquente des élèves en difficulté scolaire.

- A une gestion désastreuse et irrespectueuse des personnels non titulaires de l’académie de Guadeloupe.

- A la formation au rabais des nouveaux enseignants.

- A l’application aveugle des réformes qui mettent en péril l’avenir de nos élèves.

POUR EXIGER :

- L’instauration d’un vrai dialogue social dans l’Académie de Guadeloupe.

- Le respect et l’application des mesures arrêtées dans les protocoles d’accord signés. entre l’intersyndicale et l’administration rectorale.

- L’application des droits des personnels non titulaires et l’élaboration d’un véritable plan d’intégration.

- Une prise en charge efficace des élèves en difficulté.

MARDI 14 DECEMBRE A 9 HEURES : RASSEMBLEMENT DEVANT LE PALAIS DE LA MUTUALITE

MOBILISONS-NOUS CONTRE TOUTES LES PWOFITASYON


Pointe-à-Pitre le 11/12/2010

FAEN-SNCL / FSU / SEP-CGTG / SGEP-SNEC-CFTC /SNETAA-FO / SPEG / UNSA-Education

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Appel de L’UGTG au mouvement ouvrier et démocratique, et au Comité international contre la répression (CICR)

Pointe-à-Pitre, le 21 Novembre 2010

Au Mouvement Ouvrier et démocratique français,

Au Mouvement Ouvrier et démocratique mondial,

Au Comité international contre la répression,  CICR,

Chers camarades, chers amis,

Le 18 Novembre 1985, Charles-Henri SALIN, jeune lycéen Guadeloupéen est abattu d’une rafale depistolet mitrailleur par le gendarme Michel MAAS. L’enquête fut constamment entravée par les services de l’Etat, le procès délocalisé à Paris, et l’assassin – entre temps promu adjudant – fût acquitté. Ce 18 Novembre 2010, les travailleurs et le Peuple de Guadeloupe se sont rappelés de Charles Henri, innocentevictime de la barbarie de la répression coloniale.

Aujourd’hui, cette répression prend d’autres formes mais l’objectif reste le même : terroriser la jeunesse,faire peur à ceux qui osent dire NON, condamner tous ceux qui osent lever la tête.
La justice française poursuit donc sa vendetta contre le Mouvement Ouvrier Guadeloupéen etsingulièrement contre les militants de notre Centrale UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe). Depuis plusieurs mois, l’appareil répressif de l’Etat français a décidé d’éliminer toutes contestations sociales en Guadeloupe ; convocations et procès remettant en cause les libertés fondamentales et singulièrement le droit de revendiquer et de se battre pour ses revendications semultiplient.

Notre camarade Raymond GAUTHIEROT, ancien Secrétaire Général de l’UGTG a été condamné au mois de janvier dernier à 3 mois de prison ferme, assortis d’amendes. Ce sont aussi cinq dirigeants de notre organisation qui aujourd’hui font l’objet de convocation par la gendarmerie et de poursuites devant les tribunaux pour refus de se soumettre aux prélèvements ADN dont Charly LENDO, actuel Secrétaire Général Adjoint de l’UGTG et Secrétaire Général de le Branche Hôtellerie Restauration (UTHTR-UGTG).

L’alliance Etat – Patrons – Elus fonctionne à plein régime pour diaboliser l’action syndicale et tenter denous faire taire, car nous ne cessons de lutter notamment pour le respect des Accords du 26 février et du 04mars 2009 obtenus grâce au LKP.

La Ministre de l’Outre-mer, le Préfet de Guadeloupe, le Président du Conseil Général et du Conseil Régional, à la demande du Gouvernement, refusent de réunir la commission de suivi des Accords du 04 mars prévue à l’article 165 du protocole. Ils se sont mis d’accord pour nier l’existence du LKP, pour nier leur signature et en définitive relancer la pwofitasyon en Guadeloupe.
La presse est placée sous contrôle. Depuis plusieurs semaines, la radio, la télé publique et le seul quotidien de Guadeloupe ne publient aucune information en provenance du LKP et ne se présentent plus aux conférences de presse du Liyannaj Kont Pwofitasyon. Nombre de services de l’Etat comme la Direction régionale de la répression des fraudes, l’Université Antilles-Guyane…, ont reçu l’ordre de la préfecture de Guadeloupe de ne pas recevoir le LKP ni répondre à aucun de ses courriers.

Et bien entendu, devant l’acharnement des Travailleurs et du Peuple de Guadeloupe à poursuivre la lutte pour exiger le respect et l’application de tous les accords, l’Etat a décidé de réprimer.

Quelques exemples :

Après un faux procès le Mardi 14 Septembre, où l’ensemble de la salle (y compris la prévenue) fut évacuée à la demande du président qui refusa à cette camarade le droit légitime de s’exprimer en créole, la déléguée syndicale de l’UGTG est condamnée à 1 mois de prison avec sursis et plus de 10 000 euros d’amendes parla Cour d’Appel de Basse-Terre. Alors qu’elle n’a pas pu se défendre, car ayant été elle-même trainée hors du tribunal en cours d’audience ; et que son avocat n’a pu plaider, ayant été victime d’un malaise suite à l’intervention des gendarmes.

Aujourd’hui encore, ce ne sont pas moins 9 militants de l’UTHTR-UGTG, Syndicat de l’Hôtellerie et de la Restauration, affilié à l’UGTG, qui sont convoqués du 7 au 10 décembre 2010 devant un juged’instruction pour leur « éventuelle » mise en examen pour homicide indirect, blessures indirectes, mise endanger de la vie d’autrui et entrave à la liberté de la circulation. La justice française veut les rendre responsables, singulièrement Charly LENDO, de la mort accidentelle d’un jeune cyclomotoriste en février2009.

Dans le même temps, un des avocats de l’UGTG, Maître Sarah ARISTIDE, qui est l’objet de menaces, d’intimidations et d’agressions, est sauvagement molesté par des gendarmes le 22 octobre ; alors qu’elle tente de rentrer dans le palais de justice pour assurer la défense de Charly LENDO. Cette agression a entrainé une interruption de travail. Une plainte a été déposée par l’avocate, et une motion de solidarité adoptée par le Barreau de l’Ordre des avocats de Guadeloupe qui s’est constitué partie civile.

Ces jours – ci, Charly LENDO est à nouveau convoqué devant les tribunaux, toujours à la demande des patrons de l’hôtellerie.

Chers camarades, chers amis, vous l’avez compris, il s’agit pour l’Etat colonial français, à la solde du grand patronat, de prendre sa revanche sur la fabuleuse lutte que nous menons en Guadeloupe et dechercher ainsi à éliminer le LKP en s’attaquant directement aux organisations qui le composent.

Vous l’aurez compris, il s’agit de terroriser les militants et dirigeants de l’UGTG ; particulièrement ceux de l’hôtellerie, et en premier lieu Charly LENDO pour supprimer notamment la Convention Collective de Guadeloupe, plus avantageuse que celle dite nationale, et permettre ainsi aux escrocs de la défiscalisationde continuer à sévir dans ce secteur. Mais il s’agit surtout, plus largement, de détruire le LKP, d’éradiquer cet outil, création des Travailleurs et du Peuple de Guadeloupe, fer de lance de la contestation contre toute pwofitasyon.

Chers Camarades, chers amis,

Au nom de la solidarité ouvrière internationale, au nom de la démocratie, au nom du droit des Travailleurs de Guadeloupe et de leurs organisations syndicales luttant pour leurs légitimes  revendications, nous faisons appel à votre soutien.

Recevez, chers camarades, chers amis, nos salutations militantes.

Le Secrétaire Général

Elie DOMOTA

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RENCONTRE CARIBEENNE DE SOLIDARITE AVEC HAÏTI DU 28 MAI 2010 EN GUADELOUPE

MOTION DE SOLIDARITE AVEC HAITI OCCUPEE OPPRIMEE REPRIMEE

Une vague de manifestations

Depuis le1er mai, Haïti est secouée par une vague de manifestations rassemblant plusieurs milliers de participants à Port au Prince et dans plusieurs villes de province.

Les raisons de la colère

1) Le vote d’une loi sur l’état d’urgence, loi anticonstitutionnelle à double titre :

- Elle transfère la réalité du pouvoir à une « Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti » (CIRH) comportant des étrangers, ce qu’interdit la constitution.

- Elle consacre la suppression de libertés fondamentales dont la liberté de réunion, la liberté de manifestation, la liberté d’association et favorise encore plus la pénétration en Haïti des multinationales étrangères.

2) Le vote d’une loi prolongeant jusqu’au 14 mai 2011 le mandat du Président Préval devant constitutionnellement expirer le 7 février 2011, au cas où les élections à  la Présidence, au Parlement etc. n’auraient pas lieu à la fin de cette année.

Si ces manifestations sont fortement suivies, même si certains essayent de les utiliser à des fins d’ambition personnelle, c’est parce que le peuple reproche au Président en place et à son équipe gouvernementale d’avoir vendu le pays aux puissances étrangères et de n’apporter aucune réponse à ses problèmes dramatiquement urgents :

- Plus de 3 mois après le séisme du 12 janvier, rien n’est fait pour accueillir les sinistrés dans des abris provisoires acceptables alors que se profile  un cortège de plus de 10 cyclones.

- Les prix des produits de première nécessité connaissent une flambée vertigineuse.

- La privatisation des entreprises publiques s’accélère comme celle de Téléco (Télécommunications d’Haïti).

- Beaucoup d’écoles ne sont même pas encore déblayées !

- Les milliards récoltés dans les campagnes de solidarité internationale après le séisme profitent beaucoup plus à la foule d’ONG présentes en Haïti qu’aux sinistrés eux-mêmes.

- Les dépenses affichées par la « Communauté internationale » bénéficient bien plus à ses ressortissants et à ses entreprises qu’à la population sinistrée.

LA REPRESSION COMME SEULE REPONSE

Ces manifestations sont sujettes à de multiples provocations (infiltration en leur sein de bandits et de voleurs pour les discréditer et les faire dégénérer) et à la répression (mort d’un jeune manifestant le 17 mai).

Le lundi 24 mai, aux environs de 15h (heure d’Haïti) les soldats Brésiliens de la MINUSTAH ont fait, en toute illégalité, irruption dans l’espace inviolable de la faculté d’ethnologie de l’UEH (Université d’Etat d’Haïti). Ils ont arrêté, humilié, piétiné, battu l’étudiant en 3ème année d’anthroposociologie Frantz Mathieu Junior, membre du GREPS (Groupe de Réflexion sur les Problèmes Sociaux).

La MINUSTAH a commis ainsi un acte anticonstitutionnel et criminel qui constitue un affront grave, non seulement à l’encontre de l’étudiant victime et de la communauté universitaire, mais à l’encontre de tout le peuple haïtien. Cet acte justifie une fois de plus la nécessité impérieuse de son départ et de celui de toutes les forces d’occupation.

Il justifie pleinement la tenue de la journée internationale du 1er juin 2010 en solidarité avec Haïti, pour la reconquête de sa souveraineté nationale.

Pointe à Pitre, le 28 mai 2010.

Les organisations et personnalités soussignées

Haïti : CATH – CTSP – MODEP

Guadeloupe : CGTG – MOUVMAN  NONM – TRAVAYE  é PEYIZAN – UGTG

Guyane : UTG

Martinique : AOP – UGTM

Ste Lucie : NWU

——-

RESOLUTION

Les Représentants des Organisations soussignés,

Après avoir entendu les rapports des camarades d’Haïti, représentants d’organisations syndicales et populaires, concernant la situation actuelle dans ce pays, à savoir :

1) Le vote d’une loi sur l’état d’urgence, loi anticonstitutionnelle à double titre :

- Elle transfère la réalité du pouvoir à une « Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti » (CIRH) comportant des étrangers, ce qu’interdit la constitution.

- Elle consacre la suppression de libertés fondamentales dont la liberté de réunion, la liberté de manifestation, la liberté d’association et favorise encore plus la pénétration en Haïti des multinationales étrangères.

2) Le vote d’une loi prolongeant jusqu’au 14 mai 2011 le mandat du Président Préval devant constitutionnellement expirer le 7 février 2011, au cas où les élections à  la Présidence, au Parlement etc. n’auraient pas lieu à la fin de cette année.

Le lundi 24 mai, aux environs de 15h (heure d’Haïti) les soldats Brésiliens de la MINUSTAH ont fait, en toute illégalité, irruption dans l’espace inviolable de la faculté d’ethnologie de l’UEH (Université d’Etat d’Haïti). Ils ont arrêté, humilié, piétiné, battu l’étudiant en 3ème année d’anthropo – sociologie Frantz Mathieu Junior, membre du GREPS (Groupe de Réflexion sur les Problèmes Sociaux).

-  Se déclarent solidaires du combat des Travailleurs et du Peuple haïtiens ;

-  Décident, dans le cadre de la poursuite et du renforcement de cette solidarité, d’appeler à une CONFERENCE  CARIBEENNE ;

- Cette CONFERENCE  CARIBEENNE sera organisée en deux temps : une première rencontre les 17 et 18 mai  2011, au Vénézuela ; une deuxième rencontre, les 17 et 18 novembre 2011, au Cap Haïtien (Haïti).

Cette CONFERENCE sera préparée par l’envoi de délégations dans les différents pays du Bassin Caribéen, avec pour objectifs de s’assurer de la participation effective de représentants des travailleurs et d’organisations populaires de ces pays.

Cette CONFERENCE s’inspire des travaux de la COMMISSION INTERNATIONALE d’enquête, mise en place en décembre 2008 à Pétionville (Haïti). Elle s’appuie également sur l’initiative de la  « CONFERENCE MONDIALE  ouverte contre la Guerre et l’exploitation » appelée par l’ENTENTE INTERNATIONALE…

Pointe à Pitre, le 28 mai 2010

Haïti : CATH – CTSP – MODEP

Guadeloupe : CGTG – MOUVMAN  NONM – TRAVAYE  é PEYIZAN – UGTG

Guyane : UTG

Martinique : AOP

Ste Lucie : NWU

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KAP Gwadloup : Opération “Manjé an-nou an lékol an-nou”

KAP Gwadloup : Opération “Manjé an-nou an lékol an-nou”

2ème édition : Samedi 29 mai 2010

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KAP Gwadloup – Koudmen pour une agriculture paysanne en Guadeloupe [1]

C/° UPG – Ancienne Chambre d’agriculture – Destrellan

97 122 Baie Mahault

Tél. : 06 90 32 86 66

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Opération : “Manjé an-nou an lékol an-nou”

2ème édition – 29 mai 2010

Kap Gwadloup

Ecole Richard Pierrot – Chateaubrun – Sainte Anne

Projet de l’association : KAP GWADLOUP (Koudmen pour une Agriculture Paysanne en Guadeloupe ).

L’association KAP GWADLOUP a été créée le 20 janvier 2008, à l’initiative de l’U.P.G (Union des Producteurs Agricoles de la Guadeloupe) et compte aujourd’hui 45 membres.

Cette association a pour but de relayer, par tout moyen jugé utile (financier, juridique, communication…), le Projet d’Agriculture Paysanne défendu par l’UPG (Union des Producteurs agricoles de Guadeloupe) et plus généralement de défendre la production du terroir guadeloupéen. Kap Gwadloup s’est donc engagée sur toutes les actions portant sur les axes suivants :

- Préserver le foncier agricole de la Guadeloupe, afin d’éviter la disparition pure et simple de notre agriculture.

- Permettre que nos producteurs agricoles vivent de leur métier et soient de mieux en mieux formés notamment sur les fondamentaux d’une agriculture pour le pays Guadeloupe (Agriculture Paysanne intégrant des systèmes de production en polyculture/élevage, système plus autonome, moins demandeurs en intrants et plus respectueux de l’environnement).

- Permettre de nourrir en qualité et en quantité la population avec nos productions locales et développer des actions permettant de se rapprocher de l’autosuffisance alimentaire.

- Permettre aux consommateurs guadeloupéens de tous âges de se réapproprier les productions du terroir Guadeloupéen.

- Permettre à cette population de moins consommer de produits importés et souvent raffinés qui sont dommageables pour sa santé.

Un des axes forts de notre programme d’action est la sensibilisation des enfants à la consommation de produits du terroir, en particulier par le biais des restaurants scolaires.

L’augmentation de la consommation des produits locaux dans ces restaurants se heurte à plusieurs difficultés, d’ordre économique et administratif, mais aussi des difficultés liées au manque d’intérêt des enfants pour certains produits de leur environnement naturel.

C’est sur ce dernier point que Kap Gwadloup se mobilise aujourd’hui avec la deuxième édition de l’opération : « Manjé an-nou an lékol an-nou » dont l’objectif principal est de sensibiliser les jeunes enfants guadeloupéens à la production agricole locale et à la consommation de produits du terroir en utilisant une approche originale : la découverte des saveurs grâce à la fabrication des plats avec l’aide d’un spécialiste reconnu en cuisine : M. Emile Promeneur.

Les enfants de la classe de CM1/CM2, se rendront à la cuisine centrale de Sainte Anne où ils prépareront les menus avec le chef et son équipe pour l’ensemble de leur école. Les plats seront ensuite dégustés et une présentation des produits locaux utilisés dans les menus sera réalisée lors d’une animation à l’école, à partir des travaux effectués par les enfants et leur équipe pédagogique.

Parmi les produits utilisés, tous issus du terroir guadeloupéen : igname, patate, banane jaune, laitue ainsi que du poisson, de la viande de lapin, sans oublier la découverte des saveurs de différents fruits (papaye, citron, tomates, cythère, ananas, carambole, melon).

Cette opération comporte un deuxième volet : la visite d’une exploitation agricole de la région (polyculture-élevage). Cette visite sera réalisée le 17 juin 2010.

Partenaires :

- Emile Promeneur – Enseignant en cuisine
- Ecole de Château Brun – Sainte Anne.
- UPG (Union des Producteurs Agricoles de la Guadeloupe)
- Municipalité de Sainte Anne
- Caisse des écoles de Sainte Anne
- Caraïbes Melonniers
- SYLAP (Syndicat des Eleveurs de Lapins de Guadeloupe)
- UMPG (Union des Marins Pêcheurs de la Guadeloupe)

Déroulement de la journée du 29 mai 2010

8h30 – 11h00 : Préparation des repas par les élèves à la cuisine centrale de Sainte Anne, à partir d’ingrédients offerts par les agriculteurs et les partenaires de l’opération.

12h00 – 13h30 : Dégustation des plats.

Menu :

Entrées :

- Assortiment de salades du marché et sa vinaigrette gourmande
- Salade de patate douce à la morue.

Plat n°1 :

- Sauté de lapereaux du terroir à la mangue.
- Mousseline d’igname à l’ail

Plat n°2 :

- Filet de daurade rôti au thym frais
- Gratin de papayes vertes

Dessert :

- Salade de fruits de saison à la Menthe fraîche

Membres de Kap Gwadloup à contacter :

Nathalie MINATCHY – Tel : 0690328666 – nathalie.minatchy@wanadoo.fr

Delile DIMAN-ANTENOR – Tel : 06 90 50 85 70 – delile.diman@wanadoo.fr


[1] KAP Gwadloup – Koudmen pour une agriculture paysanne en Guadeloupe, est membre du collectif LKP

Dossier_de_presse_Kap_Gwadloup_manje_an-nou_an_lekol_an_nou_2010_05_21

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Communiqué de presse des organisations syndicales membres du LKP, à propos de l’arrestation de deux dirigeants de L’UGTG

Depuis la suspension de la grève générale et la signature des accords du 4 mars 2009, le patronat et l’Etat n’ont de cesse de chercher à remettre en cause ces accords, et de reprendre leur chemin vers plus de Pwofitasyon .

Face à cette situation, les travailleurs eux manifestent avec de plus en plus de force et de détermination leur volonté de ne pas se laisser exploiter et de se battre pour leur droit au travail et à la dignité.

Le patronat et l’Etat ne voient pas d’un bon œil la combativité des travailleurs de Guadeloupe.

C’est dans ce contexte que la répression a décidé d’arrêter le 18 mai 2010 Charly LENDO et José NAËJUS du secteur de l’hôtellerie.

Les organisations syndicales et le LKP saluent la détermination et le courage de tous les salariés, et réaffirme leur soutien à leur lutte. Ils dénoncent la répression qui est la seule réponse de l’Etat et du patronat à leurs justes revendications.

CFTC – CGTG – CTU- FAEN/SNCL – FO – FSU- SNETTA/EIL – SNUI – SPEG – SudPTTGwa – UGTG – UIR/CFDT – UNSA

Pointe – à – Pitre, le 18 mai 2010

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Programme des manifestations du 15 Mai 2010, à Petit – Canal

J.K.P

Jénès Kont Pwofitasyon

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Le J.K.P invite la Jeunesse Guadeloupéenne é Pèp Gwadloup aux manifestations qu’il organise le :

SAMEDI 15 MAI 2010 de 13 h à 19 h

Celles – ci se tiendront sur l’esplanade de l’Ecole Maternelle du Bourg de Petit – Canal.

Le thème des manifestations est :

” KONPLO A GWADLOUPEYEN… KONPLO A NONM !… “

Nous comptons sur la présence de tous, tant pour la tenue du débat que pour la participation aux activités du programme.

PROGRAMME

13 h – Accueil des exposants (décollage au coco)

- Exposition exceptionnelle de transformation de vélo

14 h – Marche ” Pòté ganm anba solèy “

(Départ : Esplanade de l’école maternelle – 4 chemins du bourg – direction stade municipal – cité Mahogany – chemin de “Boisripeaux Services” – Retour/Arrivée : esplanade de l’école maternelle)

15 h -  Téat Lari (Pa kouri pyé a – w maré)

16 h – Représentation théâtrale du chaos en Haïti

17 h – Kous a pyé ” Débouya an mannèv

(Départ : Esplanade de l’école maternelle – terrain Equinoxe – cimetière – les Marches – Parc Paysager – direction CFPPA – Cité Mahogany – Boisripeaux Services – Retour/Arrivée : esplanade de l’école maternelle)

18 h – Hommage aux jeunes en marge de la société que la rue a tué : ” Es fò – w fas a lanmò pou – w pé pran konsyans !

19 hMic Open : “ Lyrics Kont Pwofitasyon

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J.K.P

Jénès Kont Pwofitasyon

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JENES KONT PWOFITASYON !!!

  Jenn Gwadloup lè la rivé ! An nou aji avan twota maré nou ! Sitiyasyon-la grav pou jénès an nou !

« Keskiyanna ? »

On jénès ki normalman dwèt-èt rèprézanté dèmen an péyi ay, on jénès ki pou vin gran fanm é gran nonm a dèmen, on jénès ki pou rèprézanté fôs a travay, on jénès kon admiral ka di, ki dwèt-èt fôs a péyi-la. Sé li menm ki jodila ka hélé mizè é dézèspwa «an pa ni hak a pèd an la ka surviv».

 Sitiyasyon la vrèman grav ! «Ola nou soti? Ola nou kay ?»

Diféran trip ka tchouyé jénès an nou : 

  • Ti manni fennyan an nou la
  • Manni fè lékol dèyè tablo-la
  • Pa sav ki moun nou yé é enki adopté tout mès é labitid étranjé (sa yo ka kriyé « aliénation »)
  • Yo fèmé nou adan diféran lajol: alkol, dwog, vyolans, chomaj… é nou lésé nou alé adan
  • On jénès oubliyé ki ka sibi enjistis
  • Lajan ka fè défo
  • Nou pèd valè a nonm
  • Mank dè motivasyon pou pran péyi-la an men padavwa yo fè nou kwè nou pa kapab
  • Yo fè nou konprann sa pli bèl réisi tousèl «konplo a nèg sé konplo a chyen » é « sé zanmi ki fè si krab pa ni tèt »
  • On jénès ki lè’ y vlé rivé a bout i ka rètrouvé-y  tousèl é ki bizen tann « kontinyé goumé zanmi! » é dot ankô…

Mésyé gèy vi an nou! Gèy jénès an nou ! «ki wol sa menm?» Nou las épi sitiyasyon lasa ! Sé pousa JKP ka bay la vwa jodila. I lè pou nou responsabilizé nou é pousa nou bizen

-        Afiwmé nou rètrouvé nou é fè yo rèspèkté nou. Jodila, nou las atann si moun,

-        On lédikasyon adapté a kilti an nou é istwa an nou,

-        Fè konsyans maché,

-        Konnèt nou,

-        Rètwouvé on lawmoni,

-        Vin nonm é fanm doubout,

-        Woupwan konfyans adan nou, adan pèp an nou, adan divini an nou é ta péyi an nou.

 Nou vlé vwè pèp-la lévé ! «Ka-y di ? Ka-y ka fèt ?» 

Objektif an nou :

  1. Sé ké kréyé on lékôl mawon pou pé rèsponsabilizé jenn gwadloupéyen,
    1. Ranfowsé solidarité,
    2. Kréyé on rézo a guadeloupéen,
    3. Aprann on jenn a afiwmé-y an tan kè guadeloupéen pou-y pé pran péyi ay pou ta-y
    4. Kréyé on sendika a étidyan, liséyen, koléjyen
    5. Kréyé dé manifestasyon kiltirèl artistik spowtif adan lèspwi JKP pou mèt jénès la a lonè é sa osi adan lé médya (radyo, télé, enternèt)
    6. Nou pati pou goumé Kont Tout Pwofitasyon ! Jènn chomè é travayè ka sibi (diskriminasyon a lanbôch, pwoblèm pou enséré an sosyété-la…) 

Pou sa nou bizwen fôs, nou bizwen zôt, nou bizwen jénès a péyi lasa !                                                                                                                                                                                                                

 Lapwent, 18-11-09

J.K.P.

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Discrimination professionnelle, Harcèlement moral, Entrave de l’exercice syndical à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pointe – à – Pitre

UNSA – Union Régionale de GUADELOUPE

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Monsieur le Préfet de Région
PREFECTURE de la Guadeloupe
Palais d’Orléans
Rue LARDENOY
97109 BASSE TERRE CEDEX

Objet : Discrimination professionnelle, Harcèlement moral, Entrave de l’exercice syndical à la Chambre de Commerce et d1ndustrie de Pointe à Pitre

Pointe-à-Pitre, le 4 novembre 2009

Monsieur le Préfet,

Suite à notre entretien téléphonique de ce jour, j’ai l’honneur de vous faire parvenir les éléments d’appréciation suivants concernant notre représentante syndicale, Conseiller Technique de Formation la chambre de Commerce et d’Industrie de Pointe-à-Pitre, Patricia CHATENAY-RIVAUDAY.

En effet, voilà plus de deux ans que Bernard GAUTHIER – Président National SNAPCC/UNSA et moi-même en Guadeloupe, intervenons auprès de la CCI de Pointe-à-Pitre pour trouver une solution pérenne aux problèmes d’ordre relationnels et professionnels rencontrés par notre camarade, malgré sa saisine de la HALDE en date du 19 mai 2009. Une rencontre s’est déroulée le 2 octobre dernier avec M. Joseph DRACON Directeur Général, et malgré les promesses faites, aucune suite concrète n’a été donnée aux revendications de Madame Chatenay-Rivauday.

Pire, pour toute réponse, notre camarade fait l’objet d’une sanction disciplinaire (Cf courrier du 30 octobre remis en main propre le 3 novembre à l’intéressée).

Il nous semble à l’évidence des éléments suivants que la Direction de la CCI de Pointe-à-Pitre est toujours en position de harcèlement et de discrimination à l’encontre de Patricia Chatenay-Rivauday :
- Entrave à l’exercice syndical (Art. L. 410 et suivants du Code du Travail) ;
- Atteinte au fonctionnement et à la communication de l’Instance Représentative du Personnel du SNAPCC/UNSA, syndicat majoritaire siégeant à la Commission Paritaire Nationale ;
- Discrimination (Art. L.462.1 et suivants et L.481.1 et suivants du Code du Travail) et de
- Harcèlement moral (Art. L. 122-49 du Code du Travail).

Suite à ce constat, nous exigeons :

- L’annulation immédiate de cette mise à pied conservatoire et de cette procédure disciplinaire injustifiée ;
- L’arrêt immédiat de toutes les pratiques de discrimination et de harcèlement à l’encontre de notre représentante Patricia CHATENAY-RIVAUDAY en sa qualité de Déléguée Syndicale SNAPCC-UNSA ;
- Le règlement immédiat et définitif de tous les dysfonctionnements touchant au bon exercice de sa fonction de Conseiller Technique de Formation au sein du Département Formation de la CCI de PàP.

En tant que représentant de l’Etat, je vous demande, Monsieur le Préfet de Région, d’intervenir auprès de la Présidente afin de mettre un terme à ses agissements envers notre camarade.

Dans l’attente d’une médiation rapide et efficace de votre part, recevez, Monsieur le Préfet, nos salutations.

Gérard ALIDOR
Secrétaire Général UNSA GUADELOUPE
Président de l’ARACT GUADELOUPE

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Syndicat National Autonome du Personnel des Chambres de Commerce Union Nationale des Syndicats Autonomes

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A l’attention de
Monsieur le Préfet de la Guadeloupe
PREFECTURE
Palais d’Orléans
Rue de Lardenoy
97109 BASSE TERRE CEDEX

Paris, le 5 novembre 2009

Objet : DISCRIMINATION PROFESSIONNELLE, HARCELEMENT MORAL et ENTRAVE A L’EXERCICE SYNDICAL A LA CCI DE POINTE-A -PITRE

Monsieur le Préfet,

En ma qualité de Président du SNAPCC-UNSA, je sollicite d’urgence votre intervention ainsi que celle des Tutelles Nationales de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pointe-à-Pitre pour que les inquiétantes et persistantes conditions de travail de notre représentante Patricia CHATENAY-RIVAUDAY, Conseiller Technique de Formation, soient définitivement réglées.

En effet, voilà de nombreux mois et après diverses correspondances que Gérard ALIDOR, Secrétaire Général de l’UNSA GUADELOUPE, et moi intervenons auprès de la CCI de PAP pour trouver une solution pérenne à ses problèmes qui ont empiré depuis le 19 mai 2009, date de sa saisine de la HALDE.

Malgré mes tentatives, je n’ai pas pu m’entretenir téléphoniquement avec Mme Colette KOURY, Présidente de la CCI de PAP, qui m’a fait parvenir un courrier en date du 19 octobre 2009 (arrivé à Paris le 27 octobre 2009 – voir copie jointe) dont les termes me laissent perplexe quant à l’obligation de respect du statut national et des propres engagements signifiés depuis plus de deux ans par écrit par Mme Colette KOURY à Patricia CHATENAY-RIVAUDAY dans l’exercice de sa fonction professionnelle.

Loin de manifester toute volonté à régler définitivement les conditions dégradées de travail de notre déléguée syndicale, la CCI de Pointe-à-Pitre diligente à son encontre une sanction disciplinaire « mise à pied conservatoire dans l’attente d’une décision à intervenir, convocation à un entretien préalable » (voir copie jointe du courrier).

Je dis clairement qu’en vertu de la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002, intégrée à l’article L. 122-49 du Code du travail, que Patricia CHATENAY-RIVAUDAY ne doit continuer à subir des agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail, depuis deux ans, qui portent atteinte à ses droits et à sa dignité, visent à altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.
Elle ne peut être sanctionnée, licenciée ou continuer à faire l’objet d’une mesure discriminatoire directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi, ou refusé de continuer à subir, les agissements définis à l’alinéa précédent ou pour avoir témoigné de tels agissements ou les avoir relatés en sa qualité de Déléguée Syndicale SNAPCC-UNSA.
Toute rupture du contrat de travail qui en résulterait, toute disposition ou tout acte contraire serait nul de plein droit.

Je dis clairement qu’en vertu de l’article L.2146-1 et suivants du Code du Travail que cette « mise à pied conservatoire dans l’attente d’une décision à intervenir, convocation à un entretien préalable », signifiée par écrit par la CCI de Pointe-à-Pitre à Patricia CHATENAY-RIVAUDAY, Déléguée Syndicale SNAPCC-UNSA, constitue un délit d’entrave visant non seulement le fonctionnement et l’intégrité de l’institution représentative du personnel qu’est le SNAPCC-UNSA (Majoritaire à la Commission Paritaire Nationale), mais aussi à l’exercice du droit syndical dévolue tant à notre représentante qu’à nos mandants de la CCI de Pointe-à-Pitre comme de la CCI de Basse-Terre.

J’exige :
- l’annulation immédiate de cette mise à pied conservatoire et de cette procédure disciplinaire totalement injustifiée ;
- l’arrêt immédiat de toutes ces pratiques inacceptables de discrimination et de harcèlement à l’encontre de notre représentante Patricia CHATENAY-RIVAUDAY en sa qualité de Déléguée Syndicale SNAPCC-UNSA ;
- le règlement immédiat et définitif de tous les dysfonctionnements touchant au bon exercice de sa fonction de Conseiller Technique de Formation au sein du Département Formation de la CCI de PAP dont entre autres :

  • pas d’entretien professionnel annuel depuis janvier 2008 (article 16.1 du statut national) ;
  • arrêt des réunions mensuelles de suivi du Département Formation depuis mai 2009 ;
  • présentation par un tiers des projets et propositions de formations rédigés et pilotés par notre représentante ;
  • attribution à des tiers de la création, vente et mise en place d’actions de formation réalisées par Patricia CHATENAY-RIVAUDAY ;
  • la mise en place définitive de la convention présentant les conditions de calcul et de versement de la commission versée à l’ensemble des personnels du Département Formation concernés (décision de Mme Colette KOURY signifiée par écrit depuis le 16 février 2007) ;
  • le versement immédiat du solde de sa commission sur chiffre d’affaires réalisées pour l’exercice 2008…

Enfin, je m’interroge sur l’objectif recherché par Mme Colette KOURY quant à ses déclarations écrites répétitives au sujet d’une singulière plainte en harcèlement moral à l’encontre de Patricia CHATENAY-RIVAUDAY, présentée en 2005 par une ancienne collègue de bureau. Ce que Mme KOURY oublie toujours de notifier c’est que cette même collègue a été déboutée de sa plainte par la justice (dossier disponible chez Maître Patrick ADELAIDE, Avocat à la Cour, 15 rue Frébault à Pointe-à-Pitre).

Enfin, et dans un souci d’apaiser les tensions que ces pratiques de harcèlement et de discrimination actuelle infligées depuis deux ans à notre Déléguée Syndicale SNAPCC-UNSA soulèvent, nous souhaiterions vivement que vous proposiez, Monsieur le Préfet, en votre qualité de tutelle régionale, une médiation rapide.

Dans l’attente, veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes meilleures salutations.

Bernard GAUTHIER
Président du SNAPCC-UNSA

Copie :
Ministère de Tutelle
ACFCI

+ Lettre du Président de la CCI de PAP du 19/10/09
+ Convocation et mise à pied conservatoire

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